Catégorie: Divers

Je crois que j’aime pas les discussions sur Internet

Voilà, c’est dit.

Pour développer un peu quand même : je crois que c’est une histoire d’échelle de temps. Dans la vraie vie, tu peux te taper des réunions pénibles, ou des gens pénibles, mais ça a une durée en général assez limitée (sauf éventuellement quand tu te tapes une réunion par semaine et que le même sujet revient toutes les semaines). En général ça dure deux heures et après c’est (relativement) fini.

Le problème des discussions sur Internet, en tout cas des mails ou des forums (c’est peut-être différent pour des chats ou twitter) c’est qu’il y a un « débat » en asynchrone : tu postes ce que tu as à dire, tu reviens quelques heures plus tard, tu lis les réponses, tu en fais une, etc.

Ce qui fait qu’une discussion peut durer des jours, des semaines, des mois, voire ne jamais s’arrêter. Et je trouve ça pénible, surtout que je suis du genre à réfléchir super longtemps à quelle réponse je vais faire, pour au final ne pas la faire, et du coup au lieu de me prendre la tête franchement quelques heures pendant une réunion, je passe mon aprèm’ sans internet à tourner en rond pour réfléchir à ce que je vais dire, etc.

Bref, c’est chiant.

Le pire, c’est que je crois que ce qui est dit par écrit me touche vachement plus que ce qui est dit à l’oral. Franchement  à l’oral , je suis capable de garder mon calme assez longtemps, de rester stoique y compris quand un type te gueule dessus pour dire de la merde. Mais par écrit ? J’ai tendance à me lever au milieu d’un texte, à devoir tourner en rond dans la pièce un moment, puis à tourner pour continuer. C’est pas juste pour les textes pourris, en plus : si je reçois un mail de quelqu’un que j’aime bien ça va me faire le même effet (en positif, au lieu de négatif, certes, mais j’ai l’impression que mes émotions sont finalement plus fortes dans ce genre de cas).

Le problème, c’est qu’à coté de ça je suis pas capable d’avoir ces discussions dans la vraie vie, vu que j’aime pas trop sortir en ce moment, que j’évite plutôt les réunions, etc. C’est embêtant. Je savais déjà que j’avais des problèmes à socialiser dans le monde réel, et je me disais qu’au moins Internet était une façon de combler à ça, mais au final je me demande si c’est vraiment mieux et pas plutôt pire.

Peut-être que je suis juste pas faite pour parler aux gens.

Je suis une femme « grosse » et je soutiens le droit des femmes minces à des magasins non-mixtes

Cela fait un certain temps que j’ai ouvert ce blog, mais comme je ne mets pas grand-chose, j’ai l’impression que personne ne vient le voir, alors que j’avais ouvert un blog en me disant que je deviendrai rapidement une de ces stars du web.

Heureusement, j’ai compris que dans un certain milieu féministe, pour avoir de la notoriété, il fallait être prête à jouer les collabos pour que des gens te mettent une petite tape sur l’épaule et disent « c’est bien, elle a compris ». Pas que dans les milieux féministes, d’ailleurs, c’est aussi comme ça qu’il faut faire en tant que femme pour avoir une place dans les milieux militants : « ne vous en faites pas, je ne vais pas vous embêter avec mon féminisme, votre bureau politique est constitué à 100% de mecs mais je vous soutiens, vous avez le droit de faire ça ».

Donc voilà ma contribution, en espérant que cela me permettra enfin d’accéder à la reconnaissance tant convoitée, même si par rapport au texte que je plagie je n’ai pas la légitimé d’avoir été traduite par un mec éminemment proféministe, et par conséquent qui a bien plus de reconnaissance institutionnelle liée au féminisme que je ne pourrai jamais en avoir.

« Je suis une femme « grosse » et je soutiens le droit des femmes minces à des magasins non mixtes »

Avez-vous entendu parler d’Abercrombie & Fitch ? Cette chaîne de magasin a causé un scandale dans certains milieux bien-pensant en assumant qu’elle ne voulait pas habiller des obèses. Des personnes malveillantes ont appelé au boycott et à des actions.

Contrairement à la prétention des anonymes qui ont exercé ces pressions – allant jusqu’à  écrire des textes parlant de lance-flammes – en disant représenter la communauté féministe et des femmes grosses, voici ma lettre d’une femme grosse qui appuie et justifie le droit des femmes minces à se réunir entre elles et à avoir leurs magasins pour elles.

Les femmes grosses sont certes de sexe féminin, mais nous devons admettre que nous n’avons pas la même socialisation que les femmes minces. .Je me souviens encore de mon enfance, je connais mon corps, et je sais que je serai toujours différente d’autres femmes. Les femmes «minces» ont besoin d’un espace à elles, pour pouvoir notamment essayer leurs vêtements et exposer leurs corps sans craindre d’être exposées à nos bourrelets. Si les femmes grosses veulent être reconnues en tant que femmes, et particulièrement par les femmes minces, elles feraient mieux de soutenir réellement ces femmes. Cela signifie reconnaître que nous bénéficions de privilège car la plupart des hommes nous trouvent trop dégoûtantes pour nous draguer lourdement ; faire attention à ne pas enterrer la voix des femmes minces, et éviter de nous approprier des mots comme misogynie (qui désigne en réalité le viol et l’assassinat de femmes par des hommes, chaque minute de chaque jour) pour simplement signifier «je ne rentre pas dans une fringue».

Les femmes grosses qui arrêtent d’enterrer la parole des femmes minces découvriront probablement qu’elles ont soudainement beaucoup plus d’amies femmes, et qu’elles sont plus acceptées en tant que femmes. Soudainement, les opinions grossophobes de la petite minorité de femmes qui sont réellement grossophobes, plutôt que simplement critiques de l’obésité et promotrices d’une bonne santé, ne sembleront plus très importantes. Lorsque vous obtenez réellement une validation dans votre vie, l’existence de personnes intolérantes pèse moins lourd. Imaginez ça ! (C’est métaphorique, je ne vous demande pas d’imaginer à quoi vous ressembleriez après un régime, même si vous devriez peut-être commencer à y songer.)

Je sais que les enjeux liés au poids sont vraiment déroutants, mais lorsque des activistes s’approprient le langage de la justice sociale pour promouvoir leurs politiques misogynes, n’en soyez pas dupes, s’il vous plaît! Non seulement ces personnes enterrent-elles les voix des femmes minces, mais elles enterrent également les voix des femmes un peu rondes mais qui ont pu perdre suffisamment de poids pour être socialement assimilées aux femmes minces. Veuillez ne pas donner priorité aux objectifs égoïstes et égocentriques de ces personnes contre les droits des femmes minces.

Cordialement,

Une grosse anonyme qui appuie les femmes minces

 

Hum, bonjour ?

C’est un peu difficile de faire un premier article sur un nouveau blog :s. J’imagine que je serais censée me présenter et expliquer ce que je prévois de mettre ici, mais j’ai un peu du mal à me présenter et je ne ne suis pas certaine de ce dont j’ai envie de parler. Je sais, c’est mal parti.

Commençons par la deuxième partie : j’espère parler féminisme, et peut-être sur l’oppression en tant que grosse, même si je ne suis pas sûre d’avoir tant que ça à dire sur le sujet à part que je ne rentre pas dans mes falzars.

Pour la première partie, je pourrais commencer par me situer socialement sur plein d’axes, mais j’avoue que ça me questionne ce truc de «il faut se situer c’est super important» placé comme truc suprême, genre je suis une femme lesbienne valide, blanche, cis, de classe moyenne, végétarienne-mais-avec-exceptions, grosse mais moins que d’autres, jeune mais moins que d’autres, etcaetera. Du coup, plutôt que me présenter, je vais me contenter de dire que j’essaierai de coucher sur clavier mes réflexions à ce sujet, un jour futur..